COMMENT CHOISIR SA CHAUSSURE DE  COURSE À PIED ?
L’Homme se tient debout et court depuis environ 4 millions d’années !

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La chaussure de course à pied « classique », amortissante, de la fin des années 1960 a permis le développement de la course à pied
en tant que loisir.

L’Histoire nous montre qu’avec une bonne condition physique et une technique de course adaptée, on peut quasiment courir sans
chaussure.

Cette aptitude naturelle peut faire défaut, parce que la distance à parcourir ou l’allure de course sont supérieures aux capacités
du coureur, parce que la technique n’a pas été acquise ou à cause d’une limitation physiologique.

La chaussure de course à pied a été développée pour essayer de pallier à ces insuffisances techniques, tout d’abord en proposant
de l’amorti : l’EVA servant à faire les semelles des chaussures a été inventée au milieu des années 1970. Puis, à partir des années
1990 en essayant de stabiliser voir de contrôler le déroulé du pied.
La technologie de la chaussure vient se substituer à la technique de course naturelle.

Plus la technique naturelle est efficace, plus on peut choisir des chaussures légères, souples et près du sol. Au contraire une chaussure très « technologique », très structurée va imposer au coureur un certain type de foulée.

article_choisirseschaussures2Dans tous les cas, la chaussure se doit de respecter la forme du pied.

Il ne doit pas y avoir de frottement au niveau des orteils, pas de gêne au niveau des malléoles ni du talon.
Le pied et la chaussure ne doivent faire qu’un grâce à un bon maintien. Le pied ne doit pas bouger à l’intérieur de la chaussure.

Tout changement doit se faire de manière progressive.

Chez l’enfant, jusqu’ à 12/14 ans environ :
C’est la période idéale pour tous les apprentissages. Il faut permettre au corps de recevoir un maximum d’informations sensorielles afin d’acquérir une technique de course naturelle efficace.
Privilégier une chaussure près du sol, avec une semelle fine, peu compressible, flexible et presque plate.

Chez l’adulte débutant :
S’il n’y a pas eu de pratique sportive pendant l’enfance, il n’a pas eu d’acquisition de la technique naturelle. Celle-ci peut encore être apprise, mais ce sera beaucoup plus long que pendant l’enfance.
Dans cette optique, éviter les chaussures trop structurées qui imposent une foulée qui ne correspond peut-être pas au coureur. Il faut aussi et surtout respecter une grande progressivité pour limiter le risque de blessure.
Et enfin prendre en compte les antécédents, capacités biomécaniques et habitudes posturales (sédentarité, port de talons) qui peuvent limiter le potentiel d’adaptation et des objectifs qui peuvent  imposer l’utilisation d’un modèle avec amorti voire contrôle plus important.

Chez le compétiteur :
Plus la chaussure est légère, moins elle demande de travail musculaire et moins elle est coûteuse énergétiquement. Le coureur est donc plus performant avec une chaussure légère, à condition d’être habitué à un tel modèle.
Au cours des entraînements spécifiques, il est recommandé de porter le même modèle que celui prévu pour la compétition. Un modèle plus lourd peut être utilisé pour les autres séances.

Chez le coureur régulier :
Le plus souvent ce dernier est habitué à un certain type de chaussure. S’il est satisfait de ses performances et de son modèle, il n’y a pas de raison d’en changer.

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Quand changer de chaussures  ?

Il faut changer de chaussures quand elles sont déformées :
Poser la chaussure sur une surface plane: elle est déformée si elle déverse d’un côté ou de l’autre, si la semelle est vrillée et que la semelle externe de la chaussure ne repose pas intégralement au sol
si à la flexion ou à la torsion, la chaussure ne reprend pas sa forme de façon dynamique
si la chaussure commence à entraîner des douleurs

(F.DELVAL, podologue, membre ANPS)